Consolidation du crowdfunding dans une phase d’accélération

RAIZERS. La plateforme a annoncé hier l’intégration de C-crowd Nouvel exemple au niveau local d’un mouvement global

Marjorie Théry

La consolidation se poursuit dans le crowdfunding. Après plusieurs années de croissance à deux, voire trois chiffres, ce secteur toujours plus régulé glisse d’une phase d’intense compétition à une multiplication des partenariats et rapprochements. On peut l’interpréter comme un ralentissement ou,  plus classiquement, comme une saine correction permettant, à terme, une meilleure visibilité et efficience de ce marché.

Hier, une nouvelle opération été annoncée par la plateforme genevoise d’investissement en ligne Raizers, qui intègre la zurichoise C-Crowd. Déjà présent dans quatre pays européens, Raizers consolide ainsi sensiblement sa position au niveau national dans ce segment. Son CEO, Maxime Pallain, commente l’opération et les perspectives d’expansion (lire page 3).

Il y a quelques mois, la reprise de Finsquare par le leader du crowdlending Lendix en France avait été considérée comme un tournant. Dans ce pays, plus de 70 plateformes de crowdfunding ont été accréditées, bien que certaines structures soient dormantes ou aient cessé leur activité, renforçant les anticipations d’une vague de consolidation. Un mouvement également visible aux Etats-Unis et en Chine. Mais aussi en Suisse donc. Deux plateformes genevoises de financement participatif avaient également annoncé leur rapprochement il y a quelques semaines, SwissLending ayant pris une participation minoritaire dans le capital de WeCan.Fund (L’Agefi du 1er mars). Plusieurs stratégies se développent: alliances avec des institutions financières, rapprochement ou fusion entre plateformes, ou encore diversification des profils d’investisseurs. En Suisse, Lendico a par exemple lancé une coentreprise avec PostFinance et, aux Etats-Unis, Lending Club a noué un partenariat avec JP Morgan. Sur Lendix, deux tiers des montants investis appartiennent à des investisseurs institutionnels, family offices et autres investisseurs qualifiés, suivant ainsi la tendance forte qui se développe aux Etats-Unis. Ce qui fait dire à certains que la philosophie initiale du «financement par la foule» perd un peu de sa substance. page 3

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